Association « Ficus Rutisa » - AOKAS

 

 

Association « Ficus Rutisa » - AOKAS

 

Quand solidarité rime avec propreté et salubrité

 

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Bouzid Kamel, président de l'association "Ficus Rutisa Aokas"


Une fois n’est pas coutume, nous voulons mettre à l’honneur une association de quartier pas comme les autres qui vient de réaliser un tour de force en aménageant de fort belle manière la cité des 70 logements sise à Aokas (Béjaia).

Au départ, un homme, Bouzidi Kamel, armé d’une volonté de fer et de bien faire, qui a suscité des initiatives conjointes pour amener tous les résidents de cette cité à adhérer à son projet. Le programme, somme toute simple et réalisable à moindre frais, tient en quelques mots : nettoyage, embellissement, entretien.

En peu de temps, l’association « Ficus Rutisa Aokas » voit le jour et s’attelle aussitôt à mettre au jour une cité ensevelie dans l’encrassement et la morosité. En quelques semaines, et comme par enchantement, la métamorphose s’est opérée et ce lieu longtemps laissé à l’abandon est devenu une référence pour les habitants d’Aokas : éclairage public, plantation d’arbres (ficus) et de fleurs, netteté des alentours, sourires des résidents… tout cela concourent à instaurer une convivialité chère à l’Algérien, et qui manquait cruellement depuis belle lurette.

Nous avons rencontré le président de l’association « Ficus Rutisa Aokas », M. Bouzid Kamel, fonctionnaire de l’éducation nationale :

 

Comment est née votre association « Ficus Rutusa » qui a réellement transformé agréablement la cité des 70 logts d’Aokas ?

Notre cité, laissée à l’abandon, est devenue un véritable dépotoir où il faisait mal vivre. Le jeu de mot suivant émis par quelqu’un a déclenché dans nos esprits la détermination de nettoyer et d’entretenir notre environnement : « La saleté c’est de l’ordure, la propreté c’est de l’or dur ». Dès lors, tout est mis en œuvre pour donner à notre cité un aspect plaisant et accueillant.

 

La plante d’appartement, le ficus, est l’attribut de votre association. Pourquoi ce choix ?

Le ficus, bel arbrisseau et nullement salissant, éveille dans la pensée le mot « propreté », qualité qui est désormais chère à tous les résidents de notre cité. Nous avons planté 40 arbrisseaux ; nous en planterons 30 autres pour arriver à 70, nombre désignant notre cité.

 

Avez-vous rencontré des difficultés dans la réalisation de votre projet ?

Plus ou moins, mais plutôt moins que plus grâce à l’implication sans faille des jeunes de notre quartier ; pendant sept mois, chômeurs, fonctionnaires et universitaires ont fait un travail consciencieux et productif, et tout cela dans une ambiance enthousiaste. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ces jeunes, que les adultes brocardent parfois pour leur paresse, qui sont pourtant un exemple de dévouement et d’abnégation.

 

Avez-vous trouvé un soutien auprès des autorités locales et auprès d’autres organismes ?

Vous me donnez là l’occasion pour remercier à travers votre journal « La Cité » (un titre qui nous tient beaucoup à cœur) les autorités d’Aokas, en l’occurrence MM le président de l’APC, le chef de Daïra et Mme la Commissaire de la sûreté. Sans oublier MM le président de l’APW de Béjaia et le PDG de l’OPGI de la wilaya. Par ailleurs, notre reconnaissance va aux résidents, aux commerçants et aux chefs d’entreprises de la cité des 70 logements sans l’aide desquels notre projet n’aurait pas abouti.

 

Quels sont les nouveaux projets que vous comptez mettre en chantier ultérieurement ?

Notre programme est ambitieux certes, mais notre volonté d’agir nous pousse à continuer sur le bon chemin. Ainsi, plusieurs réalisations ayant trait à la prestation de service, à la sécurité et aux loisirs verront le jour dans peu de temps. De ce fait, l’assemblée générale qui se tiendra le 2 septembre 2013 au centre culturel d’Aokas arrêtera les décisions de nos résolutions.

 

Question budget, d’où proviennent vos ressources financières, et sont-elles suffisantes ?

Nous n’avons pas pour le moment un budget propre. Toutes nos ressources proviennent des soutiens suscités. Il faut dire que nous avons entamés les travaux d’aménagement de notre cité avant d’avoir obtenu l’agrément de notre association qui nous a été finalement accordé le 20 mars 2013. Suite à des démarches, les services de la wilaya de Béjaia viennent d’allouer à notre groupement une enveloppe financière importante qui nous permettra de concrétiser nos attentes.

 

Outre l’aménagement de l’espace alentour (allées, jardin, services…) quelles sont les actions envisagées pour réhabiliter les valeurs morales chères à l’Algérien de jadis ?

L’application stricte du règlement intérieur de notre association pourra à elle seule répondre à ces objectifs importants que sont la communication, le respect, la sécurité, la compréhension, autrement dit les rapports positifs entre les personnes vivant ensemble qu’on appelle la convivialité qui a foutu le camp ces derniers temps, et que nous voulons réhabiliter à tout prix, in challah.

 

Avez-vous un programme d’animation et de loisirs en faveur des habitants de votre cité ?

Nous avons déjà élaboré une feuille de route en 21 points où figure un volet animation et loisirs prévoyant même dans un proche avenir des excursions familiales vers des sites touristiques. En outre, les dates marquantes (anniversaires, réussite aux examens scolaires…) seront l’occasion pour organiser des réceptions familiales dans les pures traditions algériennes. Et notre espace vert de 173 m2 constitue un lieu adéquat pour ce genre de manifestation.

 

A Aokas, on ne cesse de citer en exemple l’association « Ficus Rutusa » ; quelles recommandations pouvez-vous donner à vos concitoyens pour qu’ils vous emboîtent le pas dans l’aménagement des quartiers de la ville ?

Les visiteurs qui viennent admirer notre cité pensent en général que ce sont les pouvoirs publics qui ont réalisé cet aménagement. Ils sont étonnés de constater qu’il suffit d’une poignée de volonté, d’une pincée de sincérité et d’une once de réflexion pour préparer ce festin de bien-être et de savoir-vivre. Ce que je peux dire à mes concitoyens, c’est de se réunir, de parler et d’agir… sans réagir. Ils verront alors que de la discussion jaillit la lumière de la cité.

 

Un dernier mot ?

Je tiens à remercier le responsable et les travailleurs du parc de l’APC d’Aokas pour leur disponibilité ? Je voudrais féliciter les résidents de la cité des 30 logements d’Aokas qui ont pris eux aussi en charge leur environnement. Je souhaite que ces exemples incitent toute la population à œuvrer pour créer cet espace de confort et de tranquillité auquel chacune et chacun aspirent.

Lem

 

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 Jardin de la cité des 70 logts Aokas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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