« Akham N’Tiche » de HASSANI M’hamed

 

 

THEATRE REGIONAL DE BEJAIA

 

« Akham N’Tiche » de HASSANI M’hamed

 

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Le Théâtre régional de Béjaia (T.R.B) a présenté la pièce « Akham N’Tiche » (La maison de Tiche) écrite par le poète et écrivain d’Aokas, M’Hamed Hassani, et mise en scène par son concitoyen Djamel Abdelli.

Synospis : La Maison De Tiche » est une ruine romaine que le colon Tiche a réaménagée en ferme. Le nom de Tiche est resté collé à cette ferme, même bien longtemps après l’indépendance du pays.

Mouhnif, fils de chahid, rêve de voir le nom de son père évincer celui de Tiche qui nargue son présent orphelin. Moussa, refuse de voir une victime collatérale de son amour de jeunesse, réhabilitée, ce qui risque de dévoiler son passé douteux, connu uniquement de Abdellah, le moudjahid survivant que la peur de déclencher une vendetta a rendu amnésique.

Pour arriver à leur fin, à chacun ses moyens : Moussa dispose de ressources financières et de levier dans l’administration, alors que Mouhnif n’a que son amour de la patrie et les idéaux de son père, sans parler de son ami Oufrin, que rien ne retient, parce qu’il se sent exclu de l’histoire et du présent de ce pays qu’il rêve de quitter.

Tous ces personnages vivent au rythme des « R.A.S » (Rien à signaler) de Ammi Hsen le facteur que seule sa proche retraite dorée préoccupe.

L’histoire ira-t-elle dans le sens de l’Histoire en ouvrant des perspectives, ou bien, va-t-elle tourner en rond en fourvoyant les idéaux sains ?

L’auteur de cette pièce a la langue maternelle, tamazight, chevillée au corps. Son répertoire très riche dénote l’amour qu’il porte à la culture berbère, a son passé et à son avenir. Maitrisant parfaitement la langue de Si Mohand Ou M’hand, il use copieusement de la musicalité qu’elle offre pour exprimer divers sentiments incitant le lecteur ou l’auditeur à la méditation…

Sa participation aux festivals du théâtre et de la poésie sur tout le territoire national a valu à M’Hamed Hassani de remporter plusieurs prix dont les récents « Kaki d’encouragements » à Mostaganem et les « Bougies d’or » pour ses œuvres poétiques en Tamazight et dans la langue de Molière qui sont un voyage fabuleux au pays de la pensée, de la beauté et de l’exaltation.

Et notre poète ne compte pas s’arrêter en si bon chemin…  A d’autres victoires donc que mérite ce chantre de la langue maternelle algérienne qu’il défend depuis des lustres.

Lem

(Un poème de Hassani M’Hamed)

L’ENFANT ET LE POEME

Pour que vivent

L’enfant et le poème

Au pays retrouvé

Ne t’arrête pas de marcher

Debout

Assis

Allongé

Ne t’arrête pas d’avancer

Sans perdre pied

Sans perdre tête

Ne t’arrête pas de bâtir

Ce monde meilleur qui t'habite

Et de toujours aimer

Cet être porteur d’avenir

Pour que vivent

L’enfant et le poème

Au pays retrouvé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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