DJABRI Rabah

 

A o k a s

 

 

 

 

Le soleil se lève sur la magnifique côte,

Monte un peu avant de dire « Bonjour »

Aux vagues et aux barques qui flottent,

La voici la belle Aokas comme toujours.

 

Après la longue nuit étoilée et fraîche,

Elle peut regarder partir ses enfants,

Au travail, aux écoles et à la crèche,

Elle les suit et, mieux encore, les défend.

 

Ils circulent dans ses rues modestes,

D’autres la quittent pour aller ailleurs,

Mais elle attend et s’occupe du reste,

Elle ne s’inquiète guère d’ailleurs.

 

Elle sait qu’ils finiront par rentrer,

Car ils rentrent même de plus loin,

Dans leurs cœurs, elle est ancrée,

Même s’ils habitent aux quatre coins.

 

Elle sait rester admirable et naturelle,

Fille des cimes, épouse de l’horizon,

La mer et le ciel en font une aquarelle

Qui enchante par ses quatre saisons.

 

Est-ce le nom d’une fleur ou d’un requin

Qui te désigne petite perle du littoral ?

Comme les villes des vieux bouquins,

Tu maternes le secret et la beauté florale.

 

Rabah DJABRI

(Tiré du recueil de poèmes « Les Moulins »

publié après le roman « La suie blanche »du même auteur)

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